Le 5 avril, à 18h, la Fnac de Boulogne accueille, pour une séance de dédicace, les deux auteures de «  J’peux pas j’ai chimio » ( ed Marabulles), Camille Hoppenot et Alexandra Brijatoff. Une BD pour parler avec humour du cancer.  Un tour de force réussi avec brio.

Alexandra Brijatoff n’en est pas à son premier coup d’essai. Après une BD sur sa quarantaine « 40 ans, c’est pas vieux pour un arbre » et un autre sur l’adolescence « Kiffe ta life, t’as un ado », l’illustratrice de 48 ans s’attaque à un sujet beaucoup plus sombre, loin de lui être étranger, le cancer.

Il y a près de cinq ans, son père était emporté par la maladie. « C’est lui qui m’avait conseillé d’en faire une BD. Il me disait qu’il fallait lever les tabous, faire en sorte que cela devienne un sujet ». Voilà qui est chose faite. Malgré la frilosité au départ de son éditeur à s’engager dans un tel projet, Alexandra y croit. Elle passe une année à interviewer des malades. «  Je voulais en faire un livre écrit par eux, pour eux. Ce sont les plus à même de se conseiller mutuellement ». Mais tout en commençant à dessiner, à structurer son projet, où elle fait également la part belle aux accompagnants, elle ressent le besoin d’avoir un co-auteur, quelqu’un touché par la maladie, quelqu’un capable de dire si telle ou telle situation peut être traitée de façon humoristique ou non.

Trois semaines avant la sortie de la première BD d’Alexandra Brijatoff,en avril 2014, son père est emporté par un cancer.

Un beau jour, elle tombe sur les posts sur Facebook de la femme du cousin de son mari, Camille Hoppenot, qu’elle avait uniquement croisée à de vagues réunions familiales. « J’ai adoré son style. Elle écrivait des textes courts avec beaucoup d’humour. Et je savais qu’elle avait traversé l’épreuve de la maladie ». C’est le coup de cœur. « Cela a été tout de suite fluide entre nous ». Si Camille, comédienne et maman de trois enfants, s’est découvert des velléités d’auteure, Alexandra, quant à elle veut continuer dans sa lignée, se servir de l’illustration pour traiter des sujets compliqués de façon légère et drôle. D’ailleurs elle a d’autres projets en cours : un roman graphique à partir d’une fiction autour de l’autisme écrite par Bernard Villiot, et une autre BD, avec Camille sur les précoces et les hypersensibles. Elle n’a pas fini de nous faire rire. « C’est la meilleure arme pour lutter contre les moments difficiles ».

Les adresses boulonnaises d’Alexandra Brijatoff

LA MACHINE à COUDES, 35 rue Nationale : J’adore ce restaurant. La patronne parle de chaque plat avec passion. L’endroit est charmant et les plats, excellents.

LE CINEMA LANDOWSKI , 28 avenue André Morizet: J’aime beaucoup la programmation. Y sont joués des films que l’on voit nulle part.